Est-ce que l’endométriose peut compromettre la santé sexuelle de la femme et du couple ?


Peut-on suspecter une endométriose des organes urinaires et digestifs  à partir des symptômes ?


L’endométriose peut-elle empêcher une vie sociale ?


L’endométriose diminue-t-elle  toujours la fertilité ?


Est-ce que les douleurs lors des règles correspondent toujours à la présence d’une endométriose ?



Les manifestations de l’endométriose peuvent-elles provoquer une dépression ?



Est-il possible de prévenir l’apparition ou l’aggravation d’une endométriose ?


Quels sont les bonnes habitudes alimentaire à prendre ?

Y'a-t-il des traitements efficaces ?

L’endométriose est définie par la présence de tissus, en dehors de l’utérus , qui ressemble à celui,  la « moquette interne » qui tapisse la cavité utérine : l’endomètre.

Elle peut n’occasionner aucune gêne ou provoquer des douleurs parfois très handicapantes, une infertilité, avec des répercussions psychologiques et sociales importantes. Elle occasionne de nombreuses consultations et opérations, dont les taux de récidives peuvent être élevés. Pour ces raisons, l’endométriose prend également une part croissante en matière de frais de santé.

Commentaire 1 : Malgré de nombreuses études, les controverses subsistent quant à l’incidence, les causes exactes, l’évolution de la maladie et le traitement adéquat.Commentaire 2 : l’endométriose peut n’occasionner aucune gêneCommentaire 3 : l’endométriose n’est pas forcement responsable des symptômes ressentis

L'endométriose est-elle fréquente ?

En général on la retrouve chez 10-15% des femmes, de 12 à 32% lors d’une laparoscopie pour douleur pelvienne, de 9 à 50% en cas d’infertilité. La maladie est plus fréquemment associée à une grande taille, une corpulence fine, un indice de masse corporelle (IMC) bas, l’absence de grossesse, des règles fréquentes et longues et le risque est abaissé en cas de grossesses multiples, lactation prolongée, et pour une population d’origine noire et asiatique ; mais tout ce qui précède ne constitue pas un critère pour faire le diagnostic.

Quels sont les mécanismes du développement de la maladie ?

Sans entrer dans une liste exhaustive des différentes hypothèses, qui ne le serait de toute façon pas, l’explication la plus ancienne dite de la « menstruation rétrograde » reste en partie actuelle ou dans certaines situations : une partie du sang menstruel, avec sa « moquette interne » (cellules de l’endomètre) s’écoule dans la cavité abdominale par les trompes pendant les règles. Habituellement, le sang (avec les cellules de l'endomètre) est « nettoyé » chaque mois. Pour des raisons complexes et incomplètement élucidées, sous l’effet de différentes conditions ces cellules persistent, peuvent se développer et donner naissance aux foyers d’endométriose. J’ajouterais une hypothèse qui paraît être dans le vent, mais qui reste réelle : la pollution due à des toxiques environnementaux, qui ont montré une action biologique dans le démarrage de l’endométriose, avec des taux élevés de composés dérivés de la dioxine et polychlorobiphényles.

La présence puis la persistancede ces foyers d’endométriose ne seraientpas un problème, si dans certainesconditions cela n’aboutissait pas à :

1. Une inflammation, donc capable de produire des douleurs et adhérences (accolement entres différents organes )

2. Au développement ou à la préexistence d’emblée de ces foyers en nodules (forme d’endométriose profonde) qui potentiellement ont un pouvoir destructeur sur les organes qu’ils touchent.

I. Paroi utérineII. OvaireIII. TrompeIV. Pavillon (de la trompe)V. Ligament utéro-sacrésVI. Col UtérinVII. Vagin

 l'endométriose se développe-t-elle?

Sous l’influence des hormones féminines, les cellules de la muqueuse utérine qui ont migré dans la cavité abdominale pénètrent dans d’autres organes et y constituent des foyers d’endométriose. Pendant les règles, ces derniers saignent, ce qui peut aggraver la maladie. Le plus souvent, l’endométriose se péjore au fil du temps car il se forme sans cesse de nouveaux îlots de muqueuse.

Contrairement au sang menstruel qui s’écoule à chaque cycle vers le vagin, le sang issu des foyers d’endométriose ne peut pas s’écouler vers l’extérieur; il s’accumule donc dans la cavité abdominale. Les tissus avoisinants subissent aussi une inflammation qui évoluent ensuite vers la cicatrisation: ce qui peut provoquer des adhérences.

Plus rarement, des particules de muqueuse utérine sont transportées à distance par les voies lymphatiques ou par les vaisseaux sanguins (par exemple vers les poumons ou le nombril).

Abdomen et utérus malade, vue de profil I. Adénomyose utérineII. Nodule VaginIII. Nodule retrocervicalIV.Nodule ligament utéro-sacréV. Nodul rectumVI. Kyste ovaire endométriome & lésions superficiellesVII. Lésion de la trompe de FallopeVIII. Nodule SigmoïdeIX. Lésion de l’appendiceX. Nodule vésicalXI. Lésion de la paroi abdominale (nodule)XII. Lésion nombril (nodule) ombilicale

Symptômes, causes, préventions


L’endométriose est une maladie fréquente d’origine multifactorielle, qui est certainement très originale par plusieurs de ses aspects. Elle est multiforme dans sa présentation, dans son comportement, dans son évolution, imprévisible, capricieuse, capable d’atteindre des organes très différents, potentiellement destructrice, pouvant entraîner des dégâts autant anatomiques que psychologiques, source de grande détresse avec des répercussions personnelles, intimes, relationnelles, mais aussi familiales, professionnelles et sociétales qu’il convient de prendre rapidement au sérieux et bien-sûr en charge.

Situations banales transformées en cauchemar par des douleurs intimes quotidiennes difficiles à partager.
J.M. Wenger  Chirurgien gynécologue

Notre philosophie

I

Un rendez-vous chez un professionnel

II

Une écoute attentive des symptômes

III

Un examen orienté et méticuleux

IV

Des examens complémentaires adéquats

V

Des hypothèses diagnostiques réalistes

VI

Une stratégie thérapeutique personnalisée

Préventionméditationhygiène de vie

Quelques suggestions